Capitalisme ou Civilisation

Capitalisme ou Civilisation

Entretiens avec Michel Joli, Fabien Ollier et Clément Paradis

Patrick Tort, qui sera prochainement le lauréat du prix de la fondation « France Liberté » pour la parution en 2019 de son livre L’Intelligence des limites (Gruppen, 2019), analyse dans ces trois entretiens les enjeux majeurs d’une crise de civilisation qui chaque jour frappe plus violemment notre humanité. Idéologie, technologie, écologie, capitalisme et transhumanisme sont autant de sujets qu’il s’attache ici à éclairer méthodiquement pour établir ce que pourrait être une nouvelle éthique du civilisé : le capitalisme ne guérira pas la misère du monde car il a besoin de la misère du monde. De cette évidence, les révoltes d’aujourd’hui doivent être ré-instruites. Arrêtons d’espérer. Commençons à vouloir.

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Isbn : 978-2-919103-24-9
Date de parution : 13 novembre 2020
Nombre de pages : 142
Dimensions : 11 × 18 mm

Présentation

Comprendre le monde contemporain requiert une analyse de la complexité adéquate à l’enjeu d’une
telle entreprise : définir en termes scientifiques (et non « philosophiques ») les conditions et les
modalités optimales de la survie des sociétés humaines au sein d’un environnement global soumis
d’une manière de plus en plus irréversible à un régime de catastrophes.

L’Analyse des complexes discursifs, élaborée dans l’œuvre de Patrick Tort, est à la fois un déchiffrage
critique de l’idéologie dans l’univers du discours et un outil d’exploration des tendances évolutives et
des symptômes de crise d’un système qui ne peut envisager ni ses antinomies, ni ses limites, ni ses
échecs, ni son remplacement. Le concept d’hypertélie (désadaptation par excès de croissance), dont
Darwin a fourni la substance, permet de modéliser la situation d’un dispositif économique et social
dont l’effondrement peut être précipité à tout moment par un facteur environnemental tel qu’un
changement climatique. Les diverses fictions « transhumanistes » ne font qu’exprimer, sous leur
négation fantasmée de la mort, la conscience sourde et obsédante d’une agonie qui a déjà
commencé.

Face à cela, la théorie darwinienne de la civilisation, énoncée en 1871 dans La Filiation de l’Homme,
fixe l’horizon évolutif de celle-ci dans la paix, l’éducation, la prévision à long terme, la protection
solidaire des existences fragiles, l’extension indéfinie de la sympathie et de la reconnaissance de
l’autre comme semblable, ainsi que dans l’intelligence des équilibres naturels au sein d’un milieu
transformé en adjuvant de survie par une espèce humaine respectueuse de tous les êtres sensibles.

Il s’agit aujourd’hui de transformer l’horizon en programme, et le programme en action.