John Watson

John Watson est l’un des fondateurs de la Ligue des travailleurs noirs révolutionnaires de Détroit, Michigan.
Après la « Grande Rébellion » de Détroit qui, du 23 au 27 juillet 1967, causa 43 morts, 1189 blessés et 7200 arrestations, John Watson lance aux côtés de General Baker, Mike Hamlin et Luke Tripp, le journal Inner City Voice : « journal de la communauté noire » et « voix de la Révolution », selon les slogans affichés en Une.
En septembre 1968, et comme suite à la création du Mouvement Syndical Révolutionnaire de l’usine Chrysler de Dodge Main (DRUM), il prend avec Nick Medvecky la direction du South End, le journal étudiant de l’université d’État de Wayne, et transforme cet organe déconnecté socialement en un dynamique porte-parole de la communauté noire visant à influer sur la politique de la ville : «avec l’intention de promouvoir les intérêts des victimes pauvres, opprimées, exploitées, et impuissantes face à l’impérialisme et au capitalisme monopoliste raciste blanc «(premier éditorial de Watson le 26 septembre 1968). En tant que membre, à la fois, des Black Panthers et du DRUM, John Watson représente le mouvement de libération noire américain à la conférence internationale anti-impérialiste organisée en Décembre 1968 à Naples, en Italie. Comme suite à la réalisation fin 1969 du film Finally Got the News, sur ce qui sera bientôt La Ligue des travailleurs noirs révolutionnaires, par le collectif Newsreel réunissant des révolutionnaires blancs et noirs, John Watson crée Black Star Productions pour « produire et distribuer des films traitant des problèmes sociaux et politiques les plus essentiels de notre époque ».

(Nous retranscrivons dans cette présentation de nombreuses informations tirées directement de l’excellent ouvrage de Dan Georgakas et Marvin Surkin, Détroit : pas d’accord pour crever, dont l’édition française est parue en 2015 aux éditions Agone)

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